J’avoue que je ne connaissais pas le vélo de piste (track cycling) avant les Jeux Olympiques de cet été. Pour le contexte, je fais du vélo de route depuis quelques mois de manière assez régulière (100-200km par semaine) mais j’ignorais tout de la piste, avant de voir la discipline à la télé – du vélo indoor, sur une piste fermée, et des vitesses folles. Ca m’a donné envie (et un peu peur) d’essayer.
Il n’y a pas de pistes à Singapour – ça devait donc attendre un retour en France. Et à la première occasion, nous avons donc décidé de tester le baptême de vélo de piste au Vélodrome National, vers Paris. Parce que j’ai beaucoup aimé l’expérience, et que certain(e)s d’entre vous adoreraient probablement aussi, je tenais à partager mon expérience avec vous.

 

Déjà, le vélo de piste, c’est quoi ?

On ne va pas se mentir, je suis toujours loin d’être une experte, alors mes explications vont être simplistes. Si vous

 voulez plus d’informations sur la discipline, et notamment les règles des épreuves, je vous invite à faire un tour ici. 

Ce qu’il faut savoir, principalement, c’est que les vélos sont assez différents des modèles de route. On retrouve le même cadre, et les pédales automatiques (qui se clipsent avec les chaussures). Pour le reste – il n’y a ni frein, ni vitesses – on démarre en prennant de l’élan contre une rambarde, et on s’arrête de la même façon, sans jamais cesser de pédaler (puisque ce sont les pédales qui font tourner la roue arrière, arrêter de pédaler la bloque).

On évolue uniquement sur la piste, qui est une surface ovale qui forme un cercle, avec 2 virages à 40 degrés. La piste fait 200, 250 ou 333m, selon les stades. A cause de l’inclinaison, il est essentiel de maintenir une vitesse très elevée – si les pros montent jusqu’à 70kmh, il ne faut pas descendre en dessous de 30kmh si l’on veut se maintenir sur le vélo dans les virages.

Le baptême, ça se passe comment?

Au vélodrome national, l’initiation dure 1 heure. On s’équipe les 10 premières minutes (casque, chaussures, gants, vélo) et on en apprend plus sur l’équipement et ce qui le différencie d’un vélo classique.

Ensuite, on fait quelques tours d’essai, à plat, pour s’habituer au vélo et aux pédales automatiques, pour ceux qui n’en utilisent pas habituellement.

Enfin, on progresse sur la piste en elle même, en gagnant en vitesse (minimum 30kmh) pour pouvoir passer les virages (à 44 degrés). Il y a plusieurs étapes, et la possibilité de faire des pauses si nécessaire, parce que maintenir sa vitesse est assez épuisant, quand on n’a pas l’habitude.

En tout, on fait environ 30minutes de vélo – ce qui parait peu, mais est au final assez challengeant.
Le but est de monter de plus en plus haut dans les virages – on peut bien évidemment faire des pauses si le coeur ou les jambes fatiguent.
On recoit ensuite un « diplôme » certifiant que l’on a complété l’initiation, et que l’on est apte à venir ensuite, en débutant, faire d’autres sessions.

(très fière de ça)

J’en ai pensé quoi?

Tout d’abord, j’ai adoré l’accueil – il faut dire que les baptêmes sont encadrés par des vrais pros : Benjamin Edelin – membre de l’équipe de France et champion de France, d’Europe et du monde –  et Jean-François Guiborel, champion de France, de quoi se sentir en sécurité et faire le plein de conseils d’experts, pour bien commencer. Très pédagogues et patients, ils transmettent leur passion pour la discipline, et c’est un plaisir d’apprendre avec eux.
Ensuite, j’ai été très surprise de la sensation, très particulière, de la vitesse, et de la nécessité de devoir « se laisser faire » dans les virages – c’est à la fois grisant et absolument terrifiant les premières fois – surtout parce que je suis habituée à ce que mes vélos aient des freins.
Je n’ai pas progressé aussi vite que je l’aurais voulu – je descendais de l’avion en provenance de Singapour, ce qui n’a pas aidé à la concentration, mais j’aurais voulu que la séance dure davantage, afin de plus prendre confiance. Si j’avais passé plus de temps à Paris, j’y serais probablement retournée pour une session (cette fois-ci, en pleine forme et en pleine possession de mes moyens !)

Je suis très heureuse d’avoir eu l’occasion de le faire, cela dit – c’est une expérience vraiment spéciale à vivre et très cool à raconter, que je ne peux que conseiller !

photo pas du tout floue mais illustrant le point ci-dessus: la vitesse et la peur.

Est-ce que vous devriez essayer aussi ?

Oui, si:

  • Vous faites déjà du vélo (même de façon occasionnelle) et vous avez envie de tester une nouvelle façon d’en faire.
  • Vous cherchez à découvrir de nouvelles sensations – et à prendre de la vitesse.
  • Vous cherchez un sport qui se pratique même quand il fait froid, ou l’ambiance (coté débutant en tout cas) est super bon enfant.
  • Vous êtes un peu patients – certains apprennent plus vite que d’autres évidemment, mais j’imagine qu’il faut un peu de temps pour vraiment prendre le coup .

 

Non, si:

  • Vous n’êtes pas très à l’aise déjà sur un vélo de route – l’absence de frein est un peu déroutante, tout comme avoir les pieds attachés à vos pédales.
  • Vous avez du mal à vous laisser aller – c’est tout bête, mais j’ai associé l’expérience avec la première fois sur un snowboard. Il faut accepter de ne pas être totalement en contrôle, et de laisser les lois de la nature (la vitesse et la gravité) faire.
  • Vous ne cherchez pas de montée d’adrénaline – c’est un sport très physique (pour les jambes, le coeur et la tête), et si vous préférez les activités plus calme, ce ne sera probablement pas votre truc.
Merci encore à l’équipe pour l’accueil!

Alors, ça vous tente?

Baptême de vélo sur piste, plus d’informations sur le site du Vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines
1 Rue Laurent Fignon, 78180 Montigny-le-Bretonneux

A noter : il est nécessaire de faire le baptême pour pouvoir ensuite booker des créneaux sur la piste.

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